UNE SOIRÉE SANS MEURTRE
La maison est calme et silencieuse. Il fait nuit, tout est sombre à l’exception de la petite veilleuse dans le passage qui donne une teinte bleutée à mes cuisses blanches. Je suis présentement assise sur le siège de la toilette. Je coule. Tout le plaisir que j’ai ressenti durant la soirée s’échappe lentement de ma chatte encore imprégnée de ceux qui l’ont visitée, de ceux et celles qui lui ont goûté.Nous sommes au petit matin et, malgré la fatigue, je ne peux trouver le sommeil. À mesure que je dégrise, je m’enivre à nouveau par les souvenirs de la soirée que je viens de vivre. Assise dans une quasi-obscurité, je me présente le film des événements et je plonge mes doigts dans ma fente en passant sur de multiples couches de fluide séché tout autour de mon sexe. Je glisse sans peine à l’intérieur et fais remonter une grande quantité de liquide sur mon pauvre petit bouton irrité par tant d’activité, mais le plaisir l’emporte lorsque je combine mes caresses aux images de cette énorme queue que j’accueillis plus tôt dans le même mélange de douleur et de jouissance.Je me rappelle qu’avant de me retrouver pratiquement nue en train de me faire prendre par-derrière dans le salon, j’étais la très respectable hôtesse d’un souper thématique entre amis. Denis et moi organisons cette soirée meurtre et mystère d’année en année et nous y prenons beaucoup plaisir. Bouffe gastronomique, grands crus et de nombreux fous rires s’entremêlent pour le bonheur de nos invités.Pendant que, d’une main, j’écarte mes lèvres, j’agite les doigts de l’autre sur ma chatte déjà imbibée de mon excitation. Je ne me souviens que de sa chair dans la mienne. Il ne me reste que mes bas de nylon en dentelle noire. J’étais appuyée sur la table à café au centre du salon. Engourdie par le vin et les digestifs, je n’arrivais plus à distinguer les gens autour de moi. Les murs dansaient au rythme des coups de cet immense pieu qui me remplissait complètement.